AMERICAN PSYCHO (2000, Mary Harron)
(Source : monsieur831, via iskonto)
Tenez, un peu de fausse polémique. Nous, on les aime bien, les INFIDELES. Quelqu’un aurait un début de réponse sur le pourquoi du comment on les embête sur leurs jolis affiches?
(Source : allocine.fr)
Sociologie de Proust
(Gaspard Proust, pas le même, mais presque)
Lu dans Snatch Magazine #10 : “Les gens ont très peur de l’image de la solitude ; socialement, c’est mal vu”. Pas faux, merci Gaspard. Constat d’aujourd’hui, on est de plus en plus isolé mais loin d’être seul, nous qui nous cachons derrière nos écrans. Nous avons aussi des vies sociales IRL assez développées. Enfin, on essaie. Seulement, dans tout ce capharnaum social (où le must est de surfer sur le world wild web de son iPhone en pleine soirée, pour mieux dire f*ck à tes amis), où sourire et dire bonjour est de bon aloi, peut on encore nous foutre la paix? Pas si sûr… L’image d’Epinal du bon trentenaire “marié / 2 enfants / la voiture / emprunt à 4%” a beau appartenir au passé, elle ressort assez souvent. Au minimum à chaque confrontation (dite réunion) familiale, ou aux amis déjà “casés”.
Finalement, heureusement qu’on est assez tourné vers nous même pour se dire qu’on est loin d’être malheureux seul (sans que ce soit une maladie). Désormais on intègre son propre avis sans discernement. J’ai raison. C’est vrai, on peut encore sortir, boire et pisser comme bon nous semble (et dans cet ordre, de préférence - baiser, il faut être plusieurs, même temporairement, ndlr). Reste à l’affirmer ; oui, je suis seul. Et j’aime ça. Bordel!
(Source : snatch-mag.com)
Jolie cigarette. #NSFW
Les Infidèles - Date de sortie : 29 février 2012.
(Source : facebook.com)
En 2012…
En 2012, on attend la fin du monde. On (re)découvre Beigbeder. Ou du moins son alter aego Marc Marronnier, écrivaillon égocentriste partagé entre analyse narcissique de sa propre existence et désir de céder à des pulsions naturelles évidentes et tellement basiques. En clair, il hésite entre Anne et Alice. Entre une raison terriblement hypocrite et ordinaire, et une destruction amoureuse et romantique. Dans les deux cas, se perdre totalement.
Il est drôle, Marc-Frédéric. L’étude de son propre cas en arrive à sa propre contradiction ; pour aimer, réellement aimer, il faut donc tout oublier. Se rappeler, c’est entrer dans la normalité et son jour-à-jour perfidement assommant. Marc cherche, fouille, décortique son cheminement sans arriver à y trouver la vérité, jusqu’à tomber sur Alice, celle du Carpe Diem et de l’insouciance. Pas de psychologie à deux francs, mais la vie. Évidemment, c’est le début de la fin, mais vaut il mieux le vivre ou passer à côté?
Rien n’est acquis, et Marc s’y brûlera les doigts, lui-même éternel adolescent exaspérant et exubérant, caricature du jeune bobo égocentré, mais c’est ce qui fait son charme…
—Frédéric Beigbeder



